La mission de Camille Soulard sur la paroisse s’est achevée fin octobre

Camille Soulard en est déjà à plus de la moitié de son séjour sur la paroisse Ste-Jeanne-Delanoue dans le cadre de son projet God save the green. Elle a fait une soirée pour parler de son itinéraire et de sa mission dans la paroisse.
"L’aventure a commencé par une rencontre avec la commission pour l’écologie intégrale du diocèse. Je ne suis pas d’une famille écolo ni parfaitement croyante et pourtant le projet est né. C’est aussi l’histoire d’une relation avec Dieu. Je suis malade depuis l’âge de neuf ans. Ma grand-mère me disait toujours qu’il fallait offrir ma souffrance à Dieu. Ce n’était pas facile, surtout lorsqu’on est enfant. Alors j’ai souvent délaissé la Foi. Je ne me sentais pas entendue par Dieu.
Puis un jour, je suis partie en mission humanitaire en Inde, avec l’Aide à l’Eglise en Détresse. Une fois sur place, mon premier constat fut de comprendre que l’église en détresse, c’était nous, pas eux. La vie en Inde est dure, pleine de règles, de pauvreté et de misère. Et pourtant la foi de ces enfants, de ces hommes et de ces femmes est infaillible. Malgré toutes les épreuves, jamais ils ne remettent en question l’Amour qu’ils ont pour Dieu. Alors j’ai cru. Dieu était dans le regard et dans le cœur de toutes les personnes rencontrées tout au long de ma vie. C’est grâce à elles que j’ai cheminé jusqu’à Lui.

Pour mieux comprendre le projet de Camille, vous pouvez visionner un petit film qui est passé à l’émission Le Jour du Seigneur montrant le projet de Camille.
Lire aussi la page du site du diocèse - Camille Allard, une jeune « éco-missionnaire » en Anjou

De retour en France, j’ai poursuivi cette rencontre avec Dieu jusqu’à faire ma confirmation. J’avais alors 21 ans ! A côté de cela, mon mode de vie était très écologique. Je consommais uniquement des produits bio de saison sur le marché local, j’achetais les autres produits en épicerie vrac. J’avais aussi commencé la vie active en prenant un poste de professeur des écoles en classe de Petite Section, dans une école catholique. Je me sentais très proche de mes collègues qui m’aidaient à cheminer toujours plus vers Dieu, mais elles ne comprenaient pas mon mode de vie. Après plusieurs reproches, j’ai été en colère… Je ne comprenais pas pourquoi cette religion parlait d’amour, d’accueil de son prochain et de préservation de la Création, alors qu’en réalité je me trouvais face à des murs et des agressions. Afin de remettre mes idées au clair, je suis partie faire une retraite à l’abbaye de Mondaye (Normandie). La semaine m’a permis de me ressourcer, mais ce n’est que lors de l’adoration du Nouvel An que j’ai enfin été totalement apaisée. J’ai senti que Dieu était avec moi et qu’il me faisait confiance. Non, je n’étais pas en tort, mais parfois certaines personnes ne sont pas prêtes à entendre tout cela. Cependant, il existe sûrement des personnes qui souhaitent être sensibilisées à l’écologie intégrale. De retour chez moi, j’ai lu Laudato Si’ du pape François et je me suis dit que je pouvais m’appuyer sur le message du pape. J’ai alors lancé un carême autour de l’encyclique et de l’écologie intégrale sur un site internet et les réseaux sociaux. Ce projet se nommait « God save the Green ».
Un jour, des journalistes de France 2 m’ont contactée pour faire un film. J’ai eu des réticences, mais j’ai finalement accepté. C’était une belle opportunité d’évangélisation, de parler de Dieu et de sa Création avec Amour. Cela m’a aussi permis de découvrir un métier, des gens… J’ai beaucoup aimé cela, jusqu’à me dire que j’aimerai bien partir pendant une année pour rencontrer des gens catholiques engagés pour la préservation de la Nature.
Alors je me suis lancée. Un projet qui me permettait aussi de m’épanouir : je n’ai pas pu être agricultrice à cause de ma santé, mais je peux rencontrer ceux qui le sont. Je peux découvrir le monde de l’image et de la télévision. Pourtant, l’idée n’est pas de me mettre en avant mais plutôt d’être un miroir : d’envoyer un reflet aux personnes interviewées afin qu’ils se rendent compte de la beauté de leurs actions, mais aussi afin que tout spectateur se sente aussi touché et veuille s’engager.
Quelques jours après, le Pape lançait l’année Laudato Si’ : un beau Clin-Dieu. Alors j’ai adapté mon projet afin que l’année soit rythmée par les différents chapitres de l’encyclique. En ce moment, je vis quatre mois en paroisse afin de comprendre le chapitre 6 : « éducation et spiritualité écologique ». Cela passe par des rencontres avec des jeunes, à l’école comme au lycée, mais aussi au catéchisme et en paroisse avec nos aînés. En parallèle, je vis aussi les chapitres 5 et 4 en partant à la rencontre de catholiques d’Anjou qui sont en conversion. Je réalise de petits films pour montrer qu’en Anjou il se passe des choses ! Au fur et à mesure que j’avance dans la découverte de Laudato Si’, je progresse dans ma découverte de Dieu. Pour moi tout est lié.
Les actions réalisées ?
• Le père Laurent et moi faisons partie de la commission diocésaine pour l’écologie à Angers.
• Nous avons organisé une rencontre pour les jeunes papas dans un jardin afin d’échanger sur l’écologie. De nombreuses idées et propositions sont sortie de cette rencontre !
• Lors de la journée Starter, j’ai eu la chance de rencontrer Monseigneur Duffé et Monseigneur Delmas. Je leur ai parlé du projet. J’ai aussi écrit au pape pour le remercier pour l’encyclique Laudato Si’ et lui confier des projets.
• J’ai organisé des conférences à Saumur qui m’ont permis de découvrir les démarches d’organisation. L’une des conférences « Laudato Si’ en action », a été enregistrée et mise sur YouTube.
• J’ai passé aussi beaucoup de temps avec des jeunes des collèges Saint-André et Saint-Louis et avec des enfants du primaire à l’école Ste-Anne de Bagneux et à l’école de l’Abbaye : à chaque fois pour des interventions d’une heure, avec un témoignage et parfois un atelier. Cela demande beaucoup de préparation. A la fin certains jeunes sont venus me parler, d’autres m’ont contactée sur les réseaux sociaux. Chacun a été touché à sa manière par le témoignage de ma conversion spirituelle et écologique.
Actions et idées :
Continuer de rencontrer des catholiques actifs pour l’écologie et en faire des petits films pour « Anjou Vert » sur You Tube.
• Les sœurs de Saint Jeanne Delanoue et leur jardin.
• Luc Bénéteau qui a créé à Beaufort un jardin partagé : c’est un potager qui rassemble.
Il reste d’autres rencontres en projet et d’autres films en attente : celui d’une femme qui a participé à la convention pour le climat et celui d’une maître-verrier à Angers.
Nous avons aussi essayé de redonner de la place et du temps à la spiritualité : par une adoration avec méditation sur Laudato Si’ à Bagneux et à St-Pierre de Saumur. Mercredi 21 octobre, nous organiserons un chapelet pour le Créateur et sa Création.
J’ai fait aussi des rencontres avec les paroissiens : l’une était sur la question « peut-on être Catho et écolo ? »
Il y a eu des rencontres lors de diners, d’apéritifs, de soirées « peut-on être catholique et écologiste ? », mais aussi lors de la journée paroissiale du 4 octobre, pour la saint François d’Assise.


Quelques images de la Journée de la création à la paroisse

Et après que va-t-il se passer ?
La commission Laudato Si » pense à une soirée film-échanges.
L’idée a été donnée d’une marche d’Assise pour les adultes.
Organiser une soirée rencontre pour les jeunes mamans.
Poursuivre le projet de jardin partagé à l’église de Nantilly.
Une rencontre avec Kyrielle pour apprendre à composter va être organisée.
Une rencontre pour une « cuisine zéro déchet » est en préparation.
Il faudrait aussi poursuivre les chapelets et les adorations qui sont importantes."

Pour rester en lien :
• Face book : @godsavethegreen49
• You Tube : Camille Savethegreen – Playlist « Anjou vert » pour les vidéos
• Site internet : https://www.projetgodsavethegreen.com/